Texte de Jean Paul Boutellier, créateur et directeur de Jazz à Vienne.
Pour les vingt ans de jazz à Vienne, on voulait exprimer la joie, cette bouille de gamin qui éclate de rire au travers d’une palissade me semblait appropriée.
Après l’unanimité des grenouilles, on a été un peu critiqué cette année là. On a même eu des réflexions sur l’état de la dentition du gamin…
Texte de Bruno Théry
L’an 2000, un nouveau siècle qui surgit, j’avais cette idée d’un surgissement, d’une naissance…
La palissade permettait de faire abstraction du décor, de ne voir que le surgissement. J’étais donc sur les palissades de chantier avec des trous pour voir le chantier, mais aussi celles où des personnages sont peints avec un trou à la place de la tête, où comme à la fête foraine tu passes la tête et tu te fais bombarder de farine.
Dans mon atelier sur une étagère, sous mon nez, j’avais depuis des année une photo de mon garçon tout petit qui riait à s’en décrocher la mâchoire avec son bonnet bleu. Comme ces enfants qui rient tellement qu’ils sont au bord des larmes. L’accouchement s’est fait tout seul… Simplement.
On a toujours des surprises avec les sentiments que suscite une image publique. Il y a eu plainte d’une association familiale qui nous a reproché de frapper et maltraiter des enfants afin de les photographier pour faire de la publicité !
Les images renvoient toujours à ce que l’on porte en soi, chacun les interprète à sa façon.
C’était l’avènement d’un nouveau siècle et parmi les projets dessinés que j’avais présentés il y avait déjà des ébauches de maternités, qui disaient bien la naissance d’un nouveau millénaire… Ces maternités ont été choisies, et mises en couleur en 2003, avec le retentissement que l’on sait. La maternité pour le festival, en plus du renouveau, ça disait la générosité. Et puis, c’était un projet féminin.










