Bruno Théry crée aussi depuis 1988 les dépliants, les programmes et toutes les déclinaisons visuelles et les maquettes pour le merchandising du festival de Jazz de Vienne. Il crée aussi les décors de fond de scène de 18 mètres de large.
Jean Paul Boutellier, créateur et directeur de Jazz à Vienne
On a très vite flashé, car elle avait un côté très marketing, très gaie. Elle est dans la même veine que les pingouins et fait aussi partie des affiches fétiches. A propos de fétiche, je crois que nous n’ avons jamais eu autant de pluie que cette année là… Mais il y avait pire, je crois me souvenir d’un projet avec des nénuphars, heureusement qu’on ne l’ a pas pris !
Elle a eu beaucoup de succès, elle a même fait du cinéma, dans le film de Jean Pierre Jeunet, Amélie Poulain…
Sur le plan marketing, c’est une affiche qui a fait un malheur et surtout , elle était très marrante en parapluies… faut dire, il a plu !
Bruno Théry
J’avais décidé de faire une accumulation. Dans cette continuité d’affiches, je commençai à me poser le problème du nombre d’éléments ou de personnages à montrer sur l’image.
J’avais d’abord dessiné une accumulation de toucans, très beaux avec leur bec colorés, mais les becs étaient un peu trop agressifs. J’ai donc retenté l’expérience avec des grenouilles. Je trouvais amusant cet air coi des bestioles, avec leur gros yeux allumés dans la nuit. On entendait presque leur doux coassement de plaisir…. mais je n’avais pas pensé qu’il pleuvrait autant.
La qualité picturale, qui m’intéresse de plus en plus, trouve dans cette affiche un écho assez juste avec ce projet pour traduire la grande émotion au Théâtre Antique.
En 2001, après mon aventure Amélie Poulain, j’ai montré le dessin des toucans à Rufus, le père d’Amélie dans le film. Il s’en est inspiré pour écrire une histoire « En tout cas », parue chez Actes Sud jeunesse. Et, en échange, j’ai illustré toutes les histoires de son spectacle, rassemblées dans cette édition.











