Bruno Théry
J’ai accumulé des objets, que j’ai peints comme si j’avais fabriqué un masque, avec cet harmonica totalement hors de proportion…
C’est l’année de la grande révolution de la couleur, chez moi. Jusque là, quand je représentais quelque chose en peinture, mon fonctionnement était assez simple : les choses avaient leurs réalités, que je ne remettais pas question. Pour ce projet là, j’ai fait plusieurs versions du même dessin. Je me demande si la logique de l’affiche, pour que le sujet pète en toute circonstance, ne m’a pas amené à réviser les fondements de ma représentation : tout bascule, toutes les logiques des harmonies glissent et bougent selon l’atmosphère que l’on choisit. Dès l’année suivante, je pousserai encore plus l’expérience. Un temps nouveau…









